DIX-SEPT ANS ERIC FOTTORINO

Par Didier Debroux - 27 décembre 2018

« Dix-sept ans, c’est l’âge de Lina lorsqu’elle mit au monde le petit garçon qu’elle aurait voulu appeler Arthur et que sa mère fit enregistrer d’autorité sous le prénom d’Eric. Il a fallu à celui-ci devenu adulte ce long temps de vie et d’écriture pour tenter de briser l’incapacité qu’il avait de regarder vraiment et d’établir un contact sensible, voire de parvenir à dire je t’aime à celle qu’on faisait passer pour sa soeur. Le récit qui lui à fait puiser au plus secret de son intimité et qu’il appelle roman pour, sans doute, y respirer plus librement, trouve son point d’ancrage dans la révélation récemment faite par Lina à ses trois fils. Et, donc, à lui. très ébranlé par cette révélation inattendue, Eric, incapable de réagir autrement, fuit à Nice pour tenter d’exhumer des images de cette mère qu’il connaissait si mal. Le livre est fait de sa quête à travers les rues de la ville ou à l’état civil, des regrets de sa vie empêchée, de quelques rencontres. »(M.V.-LLB)

Eric Fottorino livre un magnifique roman où la plume se veut équilibriste pour conter l’incroyable secret dont il  était l’objet et dont il ignorait tout jusqu’à ce repas de famille. Bouleversant !


 

 

Texte de l’éditeur

«Lina n’était jamais vraiment là. Tout se passait dans son regard. J’en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d’humeur, ces sautes d’amour.»
Un dimanche de décembre, une femme livre à ses trois fils le secret qui l’étouffe. En révélant une souffrance
insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l’adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu’à jamais blessée.
Une trentaine d’années après Rochelle, Éric Fottorino apporte la pièce manquante de sa quête identitaire. À travers le portrait solaire et douloureux d’une mère inconnue, l’auteur de Korsakov et de L’homme qui m’aimait tout bas donne ici le plus personnel de ses romans.

Collection Blanche, Gallimard
Parution le 16 aout 2018
272 pages
Format 140 x 205 mm

Retrouvez ce roman sur le site de Gallimard

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